Pierre, enseignant
Né d’un père allemand et d’une mère française, j’ai grandi dans une petite ville bourguignonne. J’ai reçu une éducation religieuse dans l’église catholique, lorsque vers l’âge de 7 ans
des camarades de classe m’invitèrent à suivre les cours de catéchisme dans la paroisse de notre quartier. Je pris vite goût à ces réunions hebdomadaires ainsi qu’aux offices
religieux du samedi soir où je retrouvais mes camarades de classe avec lesquels je passais un moment à jouer après la messe, sur le chemin du retour.
Les cours de catéchisme m’intéressaient réellement et je découvrais la fascinante personne de Jésus Christ. Le prêtre de la paroisse communiquait une réelle passion
pour son ministère et avec le recul, je pense qu’il aimait vraiment le Seigneur.
Je passais par différentes étapes et cérémonies du catholicisme: le baptême, à l’âge d’un an, la profession de foi, la première communion, puis la confirmation à l’adolescence. La foi évangélique me fascinait et certaines personnes pensaient même que je finirais par être prêtre!
Toutefois, à l’adolescence, je commençais à réaliser certains paradoxes dans la vie spirituelle que je côtoyais depuis mon enfance; deux mondes semblaient s’opposer: d’un côté la foi avec tout ce que la Bible relatait et enseignait à travers les évangiles: les miracles et la présence quasi palpable de Dieu par le Saint Esprit, la foi enthousiaste et brûlante ainsi que le zèle des premiers chrétiens. D’un autre côté, je constatais que les personnes que je croisais à l’église ne partageaient pas cette conception de la foi, qu’elle leur était même complètement étrangère voire suspecte et qu’elles ne paraissaient aucunement désirer la vivre; la foi restait quelque chose de flou, d’abstrait, de figé et rempli de contradictions. Certains se déclarant chrétiens avaient des attitudes, des propos et des convictions complètement opposés au message et aux valeurs de l’Évangile. Quelle déception! J’éprouvais alors assez de sympathie pour un prêtre éducateur assez médiatisé, Guy Gilbert. Il ne mâchait pas ses mots pour dénoncer les aberrations et les hypocrisies flagrantes du catholicisme, de la papauté. Cela me plaisait bien car je voyais que je n’étais pas le seul à réaliser les contradictions du monde catholique que je connaissais. Toutefois ma soif spirituelle n’était pas encore satisfaite…
C’est vers 20 ans que je rencontrais pour la première fois des chrétiens enthousiastes dont je ne « soupçonnais » même pas l’existence.
Lors d’une réunion donnée par une église protestante évangélique sur le campus de l’université où je faisais mes études, je fus puissamment interpelé par les paroles du pasteur qui intervenait ce soir là: « il n’y a pas d’autre chemin pour être sauvé que Jésus-Christ! » Quel choc! En regagnant ma chambre d’étudiant, je ne cessais de repenser à ces propos. Une fois rentré j’ouvrais la bible qu’on venait de me donner et je tombais sur le passage suivant, que je n’avais encore jamais lu et qui venait confirmer les propos du pasteur: « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » Evangile de Jean 3:36 Ce soir là, suite à la lecture ce ce passage, il se passa quelque chose de surnaturel: une conviction me saisit venant confirmer la véracité de cette affirmation et je commençais à réaliser mon état de pécheur et la grâce de Dieu.
Rapidement Dieu me montra tout ce qui n’était pas correct dans ma vie et qui devait changer. Ce n’était pas une contrainte que je subissais mais au contraire une joie que de « mettre ma vie en règle » pour Jésus Christ. J’appris plus tard que l’expérience que je venais de vivre était ce que la Bible appelle la « Nouvelle Naissance« . Les jours et mois qui suivirent furent stupéfiants: Dieu me tenait quasiment par la main tel un petit enfant qui fait ses premiers pas: j’expérimentais la réelle présence de Dieu dans de multiples circonstances conduites par Dieu.
Quelques temps plus tard, je décidai de me faire baptiser, ayant compris que le baptême des enfants que l’on m’avait administré bébé n’était pas biblique. Il s’agissait plutôt d’une « présentation » pour reprendre le terme biblique. Le véritable baptême, tel qu’il fut instauré par Jésus Christ, s’adresse à des personnes conscientes de leur acte; il s’agit d’une démarche consciente et volontaire, fruit d’une décision mûrement réfléchie et qui témoigne de la conversion d’un croyant à Jésus Christ.
Quelques année plus tard, je rencontrai ma future femme dans l’église évangélique que j’avais rejoint alors et deux ans après nous nous sommes mariés. Nous avons maintenant deux merveilleux garçons et nous pouvons témoigner des bontés et de la fidélité de Dieu qui a toujours été à nos côtés en toutes circonstances. Je ne peux que vous inviter à faire cette prière si vous n’avez pas encore rencontré Jésus Christ:
« Dieu tout puissant, viens maintenant te révéler à moi par ton Saint Esprit,
donne moi la conviction de pécher,
donne moi de réaliser le pardon de mes fautes par le sacrifice de ton fils unique Jésus Christ
et donne moi la joie du salut.
Accorde moi la conversion et la nouvelle naissance que Toi seul peut donner
afin que je devienne ton fils/ta fille et que je marche avec Toi dès à présent et pour l’Éternité,
dans le nom tout puissant de Jésus Christ, amen. »
Pierre