Kaka, footballeur brésilien, ballon d’or 2007
Ricardo KAKA
(Ballon d’or 2007 – récompense attribuée au meilleur joueur de football du monde)
« Oui, si Jésus me le demande, pour évangéliser davantage, je serais heureux d’arrêter ma carrière, de sacrifier le don que j’ai reçu de savoir jouer au football pour imiter la foi d’Abraham qui, lui, était prêt à immoler son fils Isaac. »
Le Brésilien Ricardo Izecson dos Santos Leite, surnommé Kakà, 23 ans, a les yeux qui brillent lorsqu’il parle de son Eglise et de sa foi. « Jésus occupe la première place dans ma vie », affirme-t-il. Kakà cherche ses mots, scrute le ciel laiteux à travers la baie vitrée du centre d’entraînement du Milan AC, et accompagne d’un doux sourire la force de chacune de ses phrases :
« Mon rôle est de prêcher, d’annoncer le Royaume du Christ et d’attendre qu’Il revienne. »
« Je veux que mon comportement, davantage que les discours, soit le meilleur témoignage possible de mes fermes convictions, dit-il. Dans les vestiaires, certains équipiers me demandent des prières et Andreï Chevtchenko aime me poser de nombreuses questions sur mon culte. »
Une main tendue vers les cieux, l’autre posée sur le cœur, Kakà dédie chacun de ses buts « au Créateur ». Les tifosi l’adorent. Au sens propre du terme. Mais le Brésilien refuse catégoriquement cette adulation, qu’il juge incompatible avec l’humilité requise par le christianisme :
« Je parle avec les supporters, je pose pour une photo avec eux, mais j’essaie toujours de leur expliquer que je suis comme eux, un homme normal, avec ses joies et ses peines. »
Beaucoup ont erronément attribué la foi profonde qui anime le Brésilien à un événement catastrophique de son existence. En octobre 2000, Ricardo, en vacances chez ses grands-parents, fut victime d’un grave accident : il se brisa la sixième vertèbre en heurtant le fond d’une piscine après une glissade sur un toboggan.










